Jeudi 15 novembre 2007 : Luxembourg, hommage à une Ministre

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Inauguration du Centre Culturel de Rencontre – Abbaye de Neumünster 2004

Ce n’est pas la première fois que nous changeons de Président. Je veux parler de l’Institut que je dirige et non de la France bien entendu ! 

Mais cette fois-ci c’est un véritable événement.  Il y a toujours des opportunités qui peuvent s’ouvrir lorsque l’on réfléchit à qui l’on peut faire appel pour qu’un projet franchisse un obstacle ou bien réponde mieux à ses objectifs de durée.  

L’Institut a fêté son dixième anniversaire cette année. C’est une très longue distance, finalement, pour un organisme qui a du subir autant de difficultés financières et d’assauts de mauvaise foi ou de mauvaise intention. 

Pourquoi en effet nous aurait-on rendu la vie facile puisque nous occupons une place enviée et que nous résistons depuis aussi longtemps avec du pain sec et de l’eau fraîche. Est-ce bien raisonnable ? Est-ce au fond bien honnête ? Et puis nous nous amusons à parcourir l’Europe, à en découvrir les secrets, voire même à mettre en place de véritables actions de longue durée et à tisser des réseaux…Tout cela est bien étrange. 

Pourquoi le succès du site web ? Pourquoi cette présence attentive auprès de nos partenaires sur le terrain ? Mystère ! 

Une fois de plus…je me répète non ? Une fois de plus le Conseil de l’Europe nous demande de franchir une étape en lui fournissant les éléments d’analyse pour qu’il la franchisse lui aussi. Une arrogance s’ajoute à une autre ! Cette étape là, c’est : budget quasi zéro. Etonnant non ? Une administration qui se félicite de fêter les vingt années d’une réussite et qui brade les finances qui lui restent en éparpillant ses efforts.  

C’est un choix pourtant, curieux, mais difficile à infléchir et ce choix nous oblige à en faire un nous aussi : la diversification des actions et la diversification des ressources. 

C’est donc dans cette optique que nous avons recherché un Président ou plutôt une Présidente qui pouvait nous aider à passer ce cap et à changer de stratégie en serrant d’un peu plus près nos contacts avec l’Union Européenne. 

Madame Erna Hennicot-Schoepges n’est certainement que peu connue dans une Europe où les ministres sont souvent éphémères. Elle est pourtant restée plus de dix ans Ministre de la Culture, s’ocupant également de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et pendant cinq années des Bâtiments Publics.  Proche du record de Jack Lang en quelque sorte.

Et elle a eu le temps de marquer la culture de son pays en assurant deux tournants : les grands équipements de 1995 lorsque Luxembourg est devenu capitale européenne de la Culture, et les équipements majeurs décidés en vue de 2007 lorsque le Luxembourg, dans l’élargissement à la Grande Région, est redevenu capitale européenne de la Culture. Casino d’art contemporain, Philharmonie, Centre Culturel de Rencontre, Musée d’art moderne… Changement de visage et changement de mœurs.

Imaginez dans ce pays économe, vouloir dépenser de grandes sommes pour la culture…un défi ! Est-ce ce défi qu’elle a du payer il y a trois ans lorsque le Premier Ministre lui a demandé de ne pas demander de poste dans le nouveau gouvernement et de se consacrer à son mandat d’élue européenne ? Je ne sais !

Ce que je sais, c’est qu’elle a volontairement décidé de transformer cette Abbaye où nous sommes maintenant installés et qu’elle a décidé de sauver le programme des itinéraires culturels en acceptant de créer l’Institut dès 1995. 

De fidélité en fidélité, elle revient avec plaisir nous prendre par la main…ou en tout cas nous aider à progresser vers d’autres horizons. 

Nul doute qu’avec cette nouvelle présidente, députée au Parlement Européen, d’autres portes peuvent s’ouvrir ! 

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