Dimanche 6 mai 2007, Luxembourg, un résultat appelle un autre

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On peut être loin ; on est toujours près par le cœur.  

C’était un jour anniversaire. Il le restera et reviendra de nombreuses fois encore, je l’espère.

Même loin, dans la distance de l’Europe. Une distance où certaines journées recréent de la proximité. 

On peut être loin ; les images se superposent et se nourrissent des bonheurs connus.  

Il y a ce soir un vainqueur et sa traversée de Paris en rappellera d’autres. Il a le visage de la jeunesse et l’insistance qu’il a mis à construire sa victoire en fait d’emblée un personnage de roman.  Pour moi, il ne peut être réel. Au fond je ne le souhaite pas. Je n’accepte pas sa victoire. Mais j’aimerais bien écrire sa vie.  Il s’y prête et si les traits de son visage se sont humanisés au fur et à mesure que son triomphe approchait, le fourbe n’est devenu qu’un maître. Balzac détrône Mauriac.

Je ne résisterai donc pas très longtemps à le faire évoluer dans l’ailleurs qu’il mérite. Un espace de seconde vie  où il partagera le sort de ceux qui ne dépassent pas le seuil de la pensée en mouvement. 

Je me tiendrai donc, aussi longtemps que possible loin de son pouvoir.

Et je l’incorporerai dans la trame que j’invente.

Je me tiendrai, aussi longtemps que possible, sur le bord de la France, en attendant que mon pays migre de lui même vers les pays européens que j’aime. 

Drôle d’oraison pour un temps de victoire. Dès demain j’observerai à nouveau. 

Bon anniversaire. J’ai été heureux. Au moins là !

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